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Municipalité de Saint-Armand

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Saint-Armand
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Sanctuaire d’oiseaux du secteur de Philipsburg

 

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La municipalité de Saint-Armand jouit d’un des plus beaux sites d’observation d’oiseaux du Québec. Le refuge d’oiseaux de Philipsburg est une aire protégée du Canada et l’un des 28 refuges d’oiseaux migrateurs situés dans la province de Québec.

Ce refuge ornithologique se situe de part et d’autre de la route 133 (bientôt l’autoroute 35), de la limite sud du village de Philipsburg et une partie du village de Saint-Armand jusqu’à la frontière américaine du Vermont en bordure de la baie Missisquoi du lac Champlain. Toutefois, une grande partie de celui-ci se situe sur des terrains privés. Nous invitons tous et chacun à utiliser les entrées prévues.

ImageS’étendant sur près de 500 hectares, le sanctuaire d’oiseaux abrite plus de 200 espèces. Bien que la plupart de celles-ci soient communes dans le sud du Québec et le nord de la Nouvelle-Angleterre, quelques’unes sont plus rares et pas toujours faciles à observer.

Veuillez noter qu’une partie du refuge (env. 175 acres en bordure de la baie Missisquoi) a été acquise par « Protection des oiseaux du Québec » en 1955 et 1989 et porte le nom de Sanctuaire George H. Montgomery.

Laissons maintenant la parole à monsieur Jean-Guy Papineau, ornithologue reconnu et résident de Saint-Armand : « L’observation des oiseaux demeure intéressante tout au long de l’année. Lors de la période de reproduction, les oiseaux vedettes (rare au Québec) du refuge sont: la Paruline azurée, le Viréo à gorge jaune, le Troglodyte de Caroline et la Mésange bicolore. Depuis 1990, j’y ai observé 206 espèces d’oiseaux et environ 99 d’entre elles demeurent dans le sanctuaire pour y élever leur petits. Au fil des ans, 109 espèces ont déjà nichées au refuge.

ImageDès la fin du mois de février, on sent que l’hiver se termine; le Cardinal rouge, la Mésange bicolore, la Mésange à tête noire et le Roselin familier entreprennent déjà leur chant, les rayons du soleil font fondre la neige même à -10° Celsius. Le Pluvier kildir, le Moucherolle phébi et le Merle d’Amérique arrivent dès le milieu du mois de mars, parfois même un Urubu à tête rouge ou un petit groupe d’Hirondelle bicolore s’aventure au nord de son aire d’hivernage lorsque les vents chauds du sud réchauffent de façon parfois spectaculaire le sud du Québec.

La fin du mois d’avril, tout le mois de mai et le début de juin, s’avère la période la plus intense pour la migration des oiseaux, en une seule journée du milieu de mai, on peut facilement observer plus de 80 espèces d’oiseaux dans les limites du refuge. En juin, les oiseaux chantent toujours et la plupart des migrateurs sont déjà repartis plus au nord vers leur habitat de reproduction. Il faudra alors que l’observateur soit familier avec les chants car les feuilles nous empêchent souvent de voir ou de bien voir les oiseaux.

ImageLes mois de juillet et août sont un peu plus calmes, certaines espèces d’oiseaux chantent toujours avec beaucoup de vigueur car ils recommencent une deuxième nichée, tel que le Merle-bleu, le Merle d’Amérique, le Troglodyte familier, le Cardinal rouge…etc…À cette période, on peut également observer le nourrissage des oisillons, il est assez facile de les repérer car les jeunes deviennent très bruyants lorsqu’ils ont faim.

En septembre, la migration vers le sud débute. Les espèces nordiques reviennent dans un tout autre plumage pour la plupart, les jeunes individus arborent un plumage différent des adultes, c’est alors plus difficile de les reconnaître, mais un œil expérimenté découvrira de quelle espèce il s’agit. On peut observer le Bruant à gorge blanche, le Bruant à couronne blanche, le Junco ardoisé. Les oiseaux noirs migrent en grand nombre à cette période de l’année; Quiscale bronzé, Carouge à épaulette, Étourneau sansonnet. Si vous observez attentivement, vous apercevrez peut-être un Quiscale rouilleux parmi des groupes d’oiseaux.

ImageEn octobre et novembre, le quai de Philipsburg offre une belle vue sur la Baie Missisquoi, les mouettes de Bonaparte sont de retour, surtout en novembre, parfois en très grand nombre (plus de 1000 individus). Elles font une petite halte d’environ un mois pour se nourrir de petits poissons, il arrive à tous les ans qu’une ou plusieurs espèces rares migrent avec les Bonapartes, tel que la Mouette pygmée qui est observée tous les ans maintenant. Deux Mouettes rieuses ont séjourné quelques jours en novembre et décembre 1998 tout près du quai, on pouvait facilement différencier les trois mouettes à l’œil nu! Une autre Mouette rieuse fût observée au même endroit à la fin de novembre 1999. Un grand rassemblement de canards plongeurs (surtout des Grands harles; 5000 en 1998, 12000 en 1999, plus récemment 10 000 le 27 nov. 2008 et 5000 le 8 nov. 2009) survient avant que la baie ne soit complètement envahie par les glaces; fin novembre ou milieu de décembre.

En janvier et février, l’observation est surtout intéressante près des mangeoires de la région, le Bruant hudsonnien, le Roselin familier, le Cardinal rouge, le Chardonneret jaune, la Mésange à tête noire, la Tourterelle triste, la Sittelle à poitrine blanche et le Geai bleu sont omniprésents presqu’à toutes les mangeoires qui leur offrent tournesol et chardon, sans oublier la mignonne Mésange bicolore qui est présente aux mangeoires et qui attire bon nombre de visiteurs tous les hivers. Elle est plus facile à observer durant cette période de l’année et est particulièrement bruyante; son chant et son cri sont puissant. Ce superbe petit oiseau à huppe est en expansion vers le nord-est du continent nord-américain.

ImagePour les espèces vedettes tel que mentionné plus haut, la Paruline azurée arrive vers le 14 mai. Environ cinq mâles chanteurs occupent le territoire, ce n’est pas beaucoup, il faut donc bien connaître son chant car cet oiseau préfère les hauts sommets des grands arbres, près de la cabane à sucre et ne s’aventure pas trop souvent dans les plus petits arbres. Le Viréo à gorge jaune arrive environ deux semaines avant la Paruline azurée et s’éparpille un peu partout dans tout le sanctuaire. Très peu d’individus nichent sur le territoire (5 ou 6 mâles chanteurs) qui préfèrent les endroits où les arbres atteignent des hauteurs assez grandes, mais il arrive assez souvent que l’on puisse les voir sans trop se casser le cou! La Mésange bicolore est sédentaire (défend son territoire à l’année) et devient de plus en plus commune dans le sanctuaire et dans la région. »

© Photos : Jean-Guy Papineau.

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